La maladie de Parkinson
صحة NOV 19, 2015
En 1817, James Parkinson a décrit une maladie neurologique affectant le système nerveux central d’une dégénérescence progressive des neurones dans une région du cerveau nommée substance noire. Normalement, ces neurones produisent un produit chimique vital qui est la dopamine nécessaire pour une bonne communication entre la substance noire et une autre région du cerveau nommée le corps strié. Cette communication assure une coordination parfaite et balancée des mouvements des muscles. Donc, un déficit de dopamine cause une incapacité à contrôler les mouvements du corps.

C’est la deuxième cause d’handicap moteur chez les sujets âgés après les accidents vasculaires cérébraux. Sa prévalence est de 0.2% dans la population générale et de 2% chez les âgés au-delà de 65 ans. Donc, elle peut survenir à tout âge mais débute en moyenne entre 55 et 65 ans, et notons aussi qu’elle est plus fréquente chez l’homme que chez la femme.

La cause de la maladie de parkinson reste inconnue mais deux catégories de facteurs peuvent prendre un rôle : les facteurs environnementaux et les facteurs génétiques. Il existe des produits chimiques, comme dans les insecticides et les pesticides, qui peuvent êtres des facteurs de risque. Du point de vue génétique, cette maladie implique parfois des mutations, soit au niveau du chromosome 6, soit 4 et nous remarquons qu’environ 15% des patients sont retrouvés des antécédents familiaux.

Dans la majorité des cas, la maladie de parkinson est néanmoins sporadique et vraisemblablement d’origine multifactorielle avec implication de facteurs génétiques et environnementaux.

La symptomatologie initiale de l’aspect clinique concerne le tremblement qui est présent au repos mais disparaissant lors du mouvement et touchant les membres et la mâchoire. Toutefois, certains patients ne présentent même jamais de tremblement au cours de leur maladie. Autre que le tremblement, il y a un syndrome akinéto-rigide qui peut se révéler aux membres supérieurs par une gêne à l’écriture et réduction progressive de la taille des lettres, et aux membres inferieurs par une raideur à la marche et parfois une marche à petits pas. Le patient est aussi atteint d’une bradykinésie qui se manifeste par un ralentissement des mouvements volontaires.

A part des troubles moteurs, il y a un ralentissement intellectuel ce qui va aboutir à la perte de la productivité et la démence ainsi que la dépression, anxiété et des problèmes de sommeil. Le patient est atteint d’une anosmie partielle (perte partielle d’odorat), un dysfonctionnement sexuel, une hyper salivation avec diaphorèse (transpiration abondante), une hypotension orthostatique (baisse de la tension artérielle lors du passage de la position couchée à la position debout) et un changement de la personnalité. Aussi, il faut savoir que les symptômes cognitives et psychiatriques peuvent être présents bien avant les symptômes moteurs, ce qui signifie que la dopamine commence à diminuer jusqu’à un moment où le manque va initier les signes moteurs.

Au maximum, le pronostic sera un état totalement statufié, alors qu’il n’y a pas de paralysie. Donc, la prise en charge du malade doit être multidisciplinaire.

Le principe du traitement de la maladie de parkinson est simple : il vise à restaurer le taux de dopamine devenu déficient. Pour ce faire, deux catégories de médicaments sont utilisables : L-dopa et les agonistes dopaminergiques. Cependant, il faut débuter le traitement le plus tôt possible et il faut ajuster la posologie afin de ne pas inverser les effets du traitement et tomber dans les effets secondaires.

Le traitement chirurgical peut être proposé dans certains cas bien particuliers (sujets relativement jeunes lourdement handicapés malgré un traitement bien adapté, ce qui correspond à au moins 10 ans d’évolution.)

Est ce qu’il y a de cure de la maladie de Parkinson?

Bien que les recherches du traitement soient en route, il n y a pas de rémission ou de prévention de la maladie. Mais en réalité, il y a un grand désire que les causes seront bien identifiées et leurs effets sur le cerveau seront bien expliqués. Actuellement, l’indentification des symptômes et leur prise en charge offrent aux malades une vie mieux tolérable et améliorent la qualité de vie.
صحة NOV 19, 2015
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مجلة آفاق الشباب
العدد 88 من نشرة آفاق الشباب
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